L'indépendance économique

02/04/2021

L'une des conditions de la construction de notre existence sur des bases saines, solides et fructueuses, c'est l'indépendance. Qu'est-ce que l'indépendance ? On parle parfois d'indépendance en politique, à propos d'une nation, ou en physique entre deux phénomènes pour montrer qu'ils n'ont pas de relation l'un avec l'autre. En développement personnel, l'indépendance peut se définir comme le fait de n'avoir pas de relation de sujétion. Être indépendant, c'est: n'être pas assujetti. Soit, mais à quoi peut-on être assujetti lorsqu'on n'est pas indépendant ? De quoi sommes-nous parfois dépendant au point de venir perturber notre développement personnel et notre bonheur ?

On peut distinguer trois formes principales de dépendance :

1 La dépendance économique

2 La dépendance affective

3 La dépendance décisionnelle

Ces trois formes de dépendance sont toutes des obstacles à la réalisation de soi. Si je veux me construire une vie équilibrée et heureuse, je dois me dégager de toutes ces dépendances pour pouvoir décider par moi-même de la direction que je dois donner à mon existence.

1 La dépendance économique :

Construire sa vie, c'est imaginer le chemin qui doit être le nôtre et faire de notre mieux pour avancer sur ce chemin. On sait que l'argent est un pouvoir. Celui de bien se loger, de bien se nourrir, d'avoir les loisirs que nous souhaitons et les partager avec les gens que nous aimons, c'est aussi le pouvoir de nous déplacer et donc de voyager, de nous former etc... Il va de soi que si je dépends économiquement de mon conjoint ou de ma conjointe, je n'ai pas la maîtrise de ma vie. Quelle est la solution si je suis dans une telle dépendance. Il n'y en a qu'une : le travail. Travailler n'est pas toujours facile. Faire un travail qu'on aime et qui a du sens pour nous est le mieux, à défaut un travail pas trop pénible, supportable. Mais dans tous les cas, sans travail, aucune indépendance n'est possible.

A y regarder de près, ne pourrait-on pas penser que le travail est une autre forme de dépendance ? Si je suis employé, je dépends économiquement de mon patron. Si je suis patron, je dépends de mes clients et du travail de mes employés. Si je suis travailleur indépendant, je dépends aussi de mes clients. Et si je suis fonctionnaire, retraité ou chômeur, je dépends de l'Etat. En ce sens, à moins d'hériter d'une fortune inépuisable, la totale et absolue indépendance est impossible. Pourtant, celui (ou celle) qui dépend de sa compagne (ou son compagnon) n'est pas dans la même situation que celui qui travaille pour un patron, pour l'Etat ou pour lui-même.

Ce qui fait l'indépendance, c'est la capacité de travailler. Si je suis pleinement conscient de ma capacité de travailler et confiant en moi et en cette capacité, alors je sais que personne ne pourra dicter l'orientation que je dois donner à ma vie au nom du fait qu'il me donne ma subsistance. Dans tous les cas, je serais capable d'être économiquement indépendant. Même si les contextes politiques et économiques ne sont pas toujours favorables, si j'ai confiance en ma capacité de fournir un travail, il reste des solutions pour être économiquement indépendant. Il ne s'agit pas ici de nier que le contexte social et économique a une forte incidence. Travailler dans une société qui veille à la répartition des richesses et qui se soucie de bien être de toutes les classes sociales est probablement plus facile que si nous sommes dans une société pour laquelle seuls les « premiers de cordée » sont intéressants aux yeux des décideurs politiques. Mais, dans tous les cas, nous pouvons obtenir notre indépendance économique. Ceux qui sont inconscient de leurs possibilités sur ce plan, sont dans l'angoisse permanente. Parce qu'ils pensent que la perte de leur emploi serait leur propre perte, ils se sentent dépendant de leur employeur. Cette angoisse permanente est un poison dans l'existence. La prise de conscience de notre indépendance, de la possibilité de travailler ailleurs ou autrement, est un bienfait psychologique. Il ne s'agit pas pour autant de reléguer au rayon des conduites passéistes les luttes destinées à préserver l'emploi dans une entreprise par exemple. Les actions syndicales ont du sens, elles rappellent que les salariés sont des humains et non simplement un moyen de produire ou un marché. En plus de réussir parfois à préserver l'emploi, elles rappellent donc la dignité de ceux qui travaillent. Mais tout n'est pas perdu à celui qui perd son travail et qui sait de quoi il est capable.

Enfin, pour améliorer notre indépendance et notre stabilité financière, il est préférable, quand c'est possible, de multiplier les sources de de revenus. Celui qui vit d'un salaire, des revenus d'un travail complémentaire et d'un investissement, est toujours financièrement plus assuré que celui qui vit d'un seul revenu. S'il perd l'un de ses revenus, il lui reste les autres.

Obtenir l'argent dont nous avons besoin pour vivre est une condition nécessaire de la dépendance économique, mais n'est pas une condition suffisante. L'obtenir est une bonne chose, mais encore faut-il savoir le gérer. Ceux qui ne gèrent pas, ne comptent pas, à moins d'être très à l'aise financièrement ou de n'avoir que peu de besoin et désirs pour se satisfaire risquent fort de se retrouver dans des situations difficiles chaque fin de mois et de devoir dépendre d'organisme de crédits qui devront financer leur mauvaise gestion. Pour être indépendant économiquement, il faut donc apprendre aussi à gérer.

Être économiquement indépendant est indispensable pour bien se construire et pour s'épanouir, mais encore faut-il être dégagé de deux autres formes de dépendances : la dépendance affective et la dépendance décisionnelle.

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